Terrassement : définition, étapes et travaux préalables au chantier
Le terrassement regroupe les travaux de modification du terrain avant construction : étapes (décapage, déblais, remblais) et lien avec la DICT.
Le terrassement désigne l’ensemble des travaux de modification du terrain réalisés avant de bâtir : décaper la terre végétale, creuser, déplacer et niveler le sol pour le préparer à recevoir la construction. C’est la toute première phase opérationnelle d’un chantier, celle qui transforme un terrain brut en plateforme stable et aux bonnes cotes. Concrètement, le terrassement comprend le décapage, les déblais (excavation des terres en trop), les remblais (apport et compactage de terres ou matériaux), les fouilles destinées aux fondations et aux réseaux, le nivellement et l’évacuation des terres excédentaires. Il est exécuté par des engins de chantier (pelle hydraulique, bulldozer, chargeuse, compacteur) pilotés par une entreprise spécialisée. Sa qualité conditionne toute la suite : une plateforme mal compactée ou des cotes erronées fragilisent les fondations et perturbent l’ensemble du gros œuvre. Avant tout coup de pelle, la localisation des réseaux enterrés est obligatoire pour éviter d’endommager une canalisation ou un câble.
Que signifie terrassement ?
Le terrassement regroupe tous les travaux qui consistent à modifier le relief et la nature du sol d’un terrain. Le mot vient de « terrasser », c’est-à-dire remuer et déplacer la terre. On parle de terrassement aussi bien pour creuser une fouille de fondation que pour créer une plateforme plane, ouvrir une tranchée de réseaux ou aménager un accès. C’est une opération de préparation : elle ne construit rien en propre, mais rend le terrain apte à supporter ce qui sera bâti dessus.
À quoi sert le terrassement ?
Le terrassement sert à amener le terrain à la bonne forme, à la bonne cote et à la bonne portance avant construction. Il permet d’asseoir les fondations sur un sol stable, de gérer l’écoulement des eaux par les pentes, de creuser les tranchées pour les réseaux et de créer une plateforme de travail. Sans terrassement correct, impossible de garantir la stabilité et la durabilité de l’ouvrage.
Quelles sont les étapes du terrassement ?
Le terrassement suit un ordre logique, du nettoyage du terrain à la plateforme finie.
| Étape | Opération | Objectif |
|---|---|---|
| 1. Décapage | Retrait de la terre végétale en surface | Éliminer la couche meuble et organique |
| 2. Implantation | Piquetage des niveaux et des limites | Reporter les cotes du plan sur le terrain |
| 3. Déblais | Excavation des terres en excès | Atteindre les niveaux prévus, creuser les fouilles |
| 4. Remblais | Apport et compactage de matériaux | Combler et stabiliser les zones à rehausser |
| 5. Nivellement | Réglage fin et compactage de la plateforme | Obtenir une surface plane et portante |
| 6. Évacuation | Transport des terres excédentaires | Vider le chantier des déblais non réutilisés |
Quelle différence entre déblais et remblais ?
Les déblais et les remblais sont deux opérations inverses. Les déblais correspondent à l’enlèvement de terre : on excave et on retire les matériaux pour descendre au niveau voulu (creuser une fouille, abaisser une plateforme). Les remblais consistent au contraire à apporter et à compacter des terres ou des matériaux pour rehausser ou combler une zone. Sur un même chantier, une partie des déblais peut être réemployée en remblais si la qualité du sol le permet, ce qui réduit les volumes à évacuer et à acheter.
Le terrassement fait-il partie du gros œuvre ?
Le terrassement est étroitement lié au gros œuvre sans toujours en faire partie au sens strict. Dans le découpage des lots, il constitue souvent un lot distinct, parfois rattaché au lot VRD ou au gros œuvre selon le marché. Dans tous les cas, il en est le préalable indispensable : les fondations, qui ouvrent le gros œuvre, reposent directement sur le travail de terrassement. Une plateforme mal réalisée se paie immédiatement sur la suite.
Pourquoi une DICT est-elle obligatoire avant de terrasser ?
Parce que terrasser, c’est creuser, et creuser près de réseaux enterrés (gaz, électricité, eau, télécom) expose à un accident grave ou à une coupure de service. Avant toute opération de terrassement à proximité de réseaux, l’entreprise exécutante doit adresser une DICT (Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux) aux exploitants concernés, qui indiquent la position de leurs ouvrages. Cette obligation s’inscrit dans la réglementation anti-endommagement des réseaux. Les opérateurs intervenant à proximité doivent par ailleurs détenir l’autorisation correspondante. Négliger cette étape, c’est risquer un sinistre et engager sa responsabilité.
Comment évacuer les terres de terrassement ?
Les terres excédentaires (déblais non réemployés) doivent être transportées hors du chantier vers une filière adaptée : réemploi sur un autre site, plateforme de tri, installation de stockage ou de valorisation. Le volume à évacuer dépend de l’équilibre déblais/remblais : plus on réutilise sur place, moins on transporte. Les terres potentiellement polluées suivent une filière dédiée, avec analyses préalables. La gestion des déblais représente souvent un poste de coût significatif, à anticiper dès le chiffrage.
Exemple terrain. Sur la construction d’une maison individuelle, l’entreprise décape 30 cm de terre végétale qu’elle stocke en merlon pour les futurs aménagements, creuse les fouilles en rigole pour les fondations, puis réutilise une partie des déblais sains en remblai derrière le mur de soubassement. Le reste, environ 40 m³, part en évacuation. En envoyant la DICT une dizaine de jours avant, le conducteur de travaux découvre qu’une conduite de gaz passe en limite de parcelle : la tranchée du raccordement est repositionnée, ce qui évite un terrassement à l’aveugle au droit du réseau.